Ecrire lire et écriture, mes adieux à Skyblog et à l'écriture...


Désolé pour les fautes, je ne vois plus correctement ce que j'écris, des fautes il y'auran ceci est donc mon dernier; ne seront trensferé ici que les anciens textes de 2013 par copié/collé! 

Ecrire

Ecrire parce que j'écrivais déjà depuis que j'ai eu stylo et feuille. Je dessinais aussi, je dessinais mes cauchemars qui étaient si réelles qu'il m'était impossible de dormir... cela arrivait trop souvent pour ne pas en parler, durait toute ma vie. Continuerait aussi jusqu'à ce lundi 16h09 si n'avais pas eu recours aux drogues dans le but de m'assomer le cerveau (et d'ailleurs, ce cerveau, s'il avait un corps à lui, il serait archiviste, je n'ai jamais encore vu quelqu'un se rappeler d'à peu près 98% de toute sa vie, parce que tout ce que je vois est archivé par mon cerveau sans que je le souhaite, un appareil photo ne ferait mieux).

C'est à 16 ans que j'ai commencé à ajouter à la feuille ces images, ces pensées, le Skyblog de couleur noire verdâtre semblable à un camouflage militaire qui, d'ailleurs, ne durera pas longtemps, il fallait qu'on me remarque et c'est arrivé.

Je faisais du slam, je chantais... sans aucun entrainement, j'attends Amélie Nothomb parler de graphomanie, et m'apparaissent ces images, ces mémoires du passé, bonnes ou mauvaises : mes oncles regardent un match de coupe de France, ou serait-elle de la ligue ? de la France ?Etait-ce Marseille Nantes, ou Paris Marseille ? Cela n'avait aucun intérêt, je dessinais ; une carte d'un continent, un pays et j'en passe; cela me paraissait si beau, le process que j'en avais fait plusieurs, j'ai là, dans tête, en image les courbes de ce continent celle l'Afrique, de la France, ces changements de directions hasardeuses.

Quelle beauté ! Je devais les recopier, et dire que c'était plus fort que moi serait de l'euphémisme... J'entends encore et encore ces mots "qu'il est intelligent ton neveux" "et pourquoi est-il si maigre?" 

Je dois le dire, le tremblement que mon corps n'avait cessé d'exprimer allait bien avec ma forme en ce temps-là, semblables aux courbes montrées dans ces dessins, ces lignes qui forment les límites entre la mer et ces terres ; un pays n'est pas carré, après tout. En somme, je ne suis qu'une image de cette belle nature, different, unique. Un être humain ! 

Après coup, je me mis à reproduire mes cauchemars jusqu'au jour où j'entends : "maman m'a dit qu'elle n'aime pas que tu dessines ses monstrueuses choses"; pourquoi avais-je écouter cette femme, elle ne m'aimait pas (-ou voulait une direction qu'elle avait déjà choisi pour moi-)

 Il ne faut pas être Albert Heinstein pour le comprendre... c'est ce que je me disais à l'époque.

Mais aujourd'hui, je comprends juste qu'on était tous les deux perdus dans ce vaste monde. Anxieux, et effrayé par l'incertitude de l'avenir. L'avenir, un autre domaine, mot qui n'apparait pas dans mon dictionnaire biologique. 


Ah ! Les coups, la peur, dehors comme chez sois, ne pas avoir un chez sois, c'est déjà mourir. Alors, j'ai décidé de vivre et continuer à apprendre.

Ecriture, Le chateau est Briand ou rien, mais Antoine a le Balat et sens de la critique, si indispensable pour nos progressions.

Oui, j'allais à une autre école car l'autre n'avait aucune logique, je ne peux faire sans la logique. On te parle allemand toi qui n'a vu que l'espanole toute ta vie. Une belle analogie pour expliquer pourquoi l'enseignement est optimal quand il est individualisé et adapter à l'individu en face de soi.

 Mais ceci étant, j'allais surtout pour ne pas voir cette femme et ces gens qui ont un esprit tellement fermé qu'on se demanderait s'ils arrivent à au moins prendre du temps pour leur propre bien avant de freiner les autres qui cherchent leur liberté individuelle. Choisir entre le pire et le pire, le choix est vite fait. Je me noyais dans le pire, j'étais plutôt bien, parce que je n'ai jamais cessé de m'adapter. 

Des belles notes en classes, je n'allais quand même pas récupérer mes prix, ceux des meilleurs élèves, mon obsession était de quitter cette île, mon île de merde, insula ingrata, remplie de persona non grata, incapables de me comprendre et d'apprécier ma différence ; bref j'en suis parti, je suis ailleurs et tant mieux.

Mais, c'est avec le mental fatigué et c'est tout à fait logique... si je devais faire une projection, si je n'ai pu faire qu'une année à la fac, c'est normal, il ne faut jamais laisser la fatigue mentale s'accumuler.

Une fois seul, chez moi, sans ces gens à l'esprit fermé, j'ai fait un autre découvert : seigneur qu'il est dur d'étudier avec autant de gens autour de moi, avec cela, un cerveau qui n'a de cesse d'envoyer des barrages sans que je lui demande quoique ce soit, hyperactivité mentale est une réalité, ajouté à cela l'obsession de vouloir savoir à tout prix ce que pensent mon entourage où que je sois...  L'évolution de l'être humain en plein nez, et cette faiblesse de penser que les faibles laisseront toujours leurs places aux forts. C'était clairement une erreur.

J'ai donc décidé de trouver un style, fini l'écriture pour l'écriture, il fallait qu'on me lise et pour cela, j'ai décidé de m'engager dans une séance , qui a durée je ne sais combien d'années : de séances de lectures intensives, de "Apprendre à apprendre" à Atala de Chateaubriand, j'ai même lu avec un plaisir incroyable de cette incroyable oeuvre "de la dèche de Paris à Londres" de George Orwell. Ai aussi vu la tristesse provoquée par cette terrible odeur de ces livres brulés dans Fahrenheit 451; Camus avec cette beauté qu'est "L'étranger"...

Et mon héros, Desproges immense personnalité, j'ai tout vu et lu, cet homme est un génie. Et ce n'est pas tout, que je ne peux possiblement créer une liste de toutes mes découvertes littéraires. Du fameux Charles Bukowski... cette obsession de Cioran pour l'existence ou l'absence de. Pour que la liste soit complète faudrait que je fasse une demande de mes factures à Besos, je pense avoir contribué à l'enrichissement d'Amazon France (peut-on vivre sans humour?)

Les commerciales de France Loisirs, j'ai pris du plaisir avec ces livres, jusque-là, je n'avais aucun intérêt pour le thriller, mais surtout surtout comme dirait mon professeur de littérateur, belle compilation qui est "Les chroniques de Pierre Dac", "ce qu'il est drôle"...


En sautant quelques années, j'avais fini par ce gros livre de Schopenhauer après avoir lu son Art d'avoir toujours raison. Mais l'art de la défense intellectuelle est mon plus grand sauveur, le must pour toutes personnes décidant de s'enrichir intellectuellement. 

Aussi, le support des critiques d'Antoine Albalat, sa passion lorsqu'il parle de Chateaubriand est infectieuse ! 

Lire Celine, d'un sommeil l'autre... et je me retrouve d'un coup-là, à 35 ans, toujours fatigué mentalement mais riche en connaissances et cela grace à ces grandes personnes qui ont dédiées leurs âmes à l'histoire de l'humainité. Des Hommes et Femmes, oui avec des grands H et F, ces gens dont le cerveau effacent avec leurs différences et capacités la douleur et -Artaud/cité- de notre belle Univers !

Commentaires